De la réflexion des concepts à la révolution des pratiques

Le 29 janvier, le 25 mars et le 27 mai de 13 h à 15 h - par visio
Toute la journée

La théorie des affects, la Grande Santé et le Biopouvoir : qu’est que ces grands concepts ont à dire à l’éducation thérapeutique du patient ?

Pour élargir nos manières de comprendre l’accompagnement des personnes vivant avec une maladie chronique, nous vous proposons une introduction à la pensée de trois grands auteurs : Spinoza, Nietzsche et Foucault.

Une philosophie de l’émancipation auto-normative comme fondement possible de l’ETP

La bonne pratique n’est possible que sur la base d’une bonne philosophie, qui permette de l’éclairer et de l’orienter dans ses finalités et ses méthodes. C’est pourquoi l’on ne s’éloigne pas de la pratique en faisant de la philosophie. Qu’ont en commun les trois philosophes retenus pour cette série de rencontres formatrices ? Pour les deux premiers (Spinoza et Nietzsche) ce sont des philosophes de l’émancipation individuelle, à la condition expresse de bien comprendre qu’elle est le contraire de l’individualisme. Émancipation par rapport à des affects, des pathologies (d’abord en ce sens d’éprouvé douloureux) et par rapport à des normes externes et possiblement répressives, c’est-à-dire contraires à la véritable nature des normes, qui fixent les règles pour une dynamique équilibrante et émancipatrice. Le troisième (Michel Foucault) propose une analyse d’une forme moderne du pouvoir et de son exercice, qui montre clairement son caractère contrôlant et également possiblement répressif. La compréhension de ses mécanismes permet donc également une émancipation de l’individu.

Mais ces problématiques d’apparence générale, concernent toutes directement l’individu souffrant, le malade ; et comme individu et comme membre d’une société qui le prend en charge à ce titre dans un système de soin. L’ETP se présente, depuis son origine, comme une possibilité de mettre davantage ce système de soin au service, moins de l’individu comme objet de soin, que de sa liberté et son autonomie en tant qu’auteur de sa santé et co-auteur de son traitement. Cette autonomie n’est pas à confondre avec l’indépendance – impossible dans des rapports de soin reposant sur une interdépendance réciproque. Pour la comprendre, il faut creuser la question de la norme, de la normativité qui est la clef de voute de la compréhension de ce que l’on peut qualifier de liberté en santé. La philosophie de Georges Canguilhem, inspiré par les deux premiers philosophes de notre sélection et inspirateur du troisième, est le lien qui nous conduira, au fil des séances, d’une problématique à une autre, et d’un approfondissement à un autre. Avec toutes les interrogations et tous les retours en arrière possibles et souhaitables.

Voilà la proposition de Philippe Barrier à la suite des échanges avec notre coordinatrice Carolina Brito.

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